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Jury à Esmod Paris.


Cette année encore j'ai accepté de participer au jury de fin d'année des spécialisations Enfant et femme de la promotion 2015 d'Esmod Paris.

C'est un moment important pour les étudiants qui clôturent ainsi leurs 3 années d'études en Stylisme et modélisme en montrant leur projet de fin d'études (vêtements, catalogue ...) allant de sa conception à sa commercialisation.

Une matinée de "travail" bien agréable, l'occasion de découvrir des collections très différentes de ce que l'on peut avoir l'habitude de voir sur salon, en show-room ou en boutique. C'est frais, parfois étonnants, encore un peu "naïf", du sang neuf !

Dans la plupart des cas, le travail est très abouti, on aime ou pas le style,  mais les étudiants ont souvent fait un très gros travail qui mérite que nous, jury, prenions le temps de bien l'évaluer.

L'occasion de parfois glisser un ou deux conseils, de découvrir les idées/envies de la jeune génération ou le style d'étudiants étrangers.

Cette année nous avions moins d'élèves à  évaluer j'ai donc trouvé la tâche plus facile, et donc prendre plus mon temps à écouter chacun des étudiants.

Et comme à chaque promotion, un ou deux coups d'coeur petit ou grand.


Etude: L'industrie de la mode face aux questions éthiques.


Une étude grand public réalisée par L'atelier de couture (marque française de mode éthique et l'institut d'études politiques de Paris (SciencesPo) afin d'expliquer et de faire progresser l'éthique au sein de l'industrie de la mode.

Prendre le temps de lire cette étude assez approfondie sur l'industrie de la mode confrontée à l'éthique de la fabrication/production.
Une étude qui traite de la responsabilité des différents acteurs de l'univers de la mode.
Les marques et grandes enseignes, "donneurs d'ordres" les clients des fabricants textiles. Les consommateurs (ou consom'acteurs), les politiques,  les différents médias.

Avec une partie historique (sur le XXe et XXIe siècle) qui nous permet de comprendre comment on en est arrivé à la dévalorisation du vêtement.

"Les problématiques soulevées vont bien au-delà de cette industrie. Regarder le miroir de la mode permet de voir notre époque, et c’est notre responsabilité collective de changer le reflet si celui-ci ne nous convient pas. "

On apprend qu'aujourd'hui une majorité des marques de mode occidentales sont des entreprises sans usine de fabrication, fabless. Des sociétés qui sous-traitent toute la production à des fabricants (usines, ateliers, intermédiaires). Les marques de mode ont une relation de client fournisseur avec les fabricants de vêtements, elles sont des donneurs d'ordres et n'investissent pas dans les outils de productions mais uniquement dans la création et la communication.

Cette façon de fonctionner permet une grande opacité dans la chaîne de fabrication, qui se trouve souvent très loin de l'entreprise qui crée et vend les collections.

Au fil des années, l’industrie du textile semble être devenue un symbole de violence sociale, esclavagiste moderne ou le droit à la sécurité au travail est souvent bafoué.
Le vêtement n'en sort pas gagnant. Il est de plus en plus dévalorisé.
Les grandes enseignes ont inondés le marché textile de produits à très très bas prix, brouillant les repères du consommateur. Le prix n'étant pas forcément un lien fiable pour parler d'un produit éthique ou pas.

Aujourd'hui de nombreux consom'acteurs aimeraient une plus grande transparence, il y a un grand mouvement de fond depuis quelques années qui réclame une production, une commercialisation et une consommation plus responsables.

Les entreprises du textile vont devoir opter pour des stratégies de fabrications et productions éthiques, afin de très vite redonner du sens à la consommation de mode.

L'étude est à télécharger ICI.